04 janvier 2007
Mon parcours
Mamadou Ciré DIA, 64 ans, je suis né dans une famille confessionnelle à Diaranguel, arrondissement de Saldé, communauté rurale de Pété, département de Podor (région de Saint Louis, Sénégal). Je suis père de 3 enfants, aujourd’hui âgés respectivement de 39, 36 ans et 33 ans.
Un engagement politique au parti socialiste fait de fidélité
Mon engagement politique commence dans les années 60 avec le Parti de la Renaissance Africaine (PRA) sénégalais.
Je pars en France où je m’installe en 1967 tout d’abord à Paris. Puis, j’emménage en 1971 à Saint Etienne dans la Loire (France), où je rencontre Michel Debout, alors 1er secrétaire fédéral du Parti Socialiste et André Bargeon alors secrétaire de section. En 1981, je prends les responsabilités de délégué de l’immigration en tant que membre de la commission exécutive fédérale.
C’est en 1983 que je suis élu conseillé municipal d’Andrézieux-bouthéon (Loire, France) sur la liste d’union de la gauche. Une mutation professionnelle m’amène à Lyon où je deviens membre de la commission d’immigration du Parti Socialiste du Rhône jusqu’en 1999, date à laquelle je prends ma retraite et me réinstalle au Sénégal, mon pays d’origine.
En 2000, Landing Savané me demande de venir travailler à ses cotés. Je prend la responsabilité de secrétaire de secteur de Pété, arrondissement de Saldé, pour AJ/PADS (And jëf - Parti Africain Démocratique Socialiste). En 2003, je conduit la liste de AJ/PADS dans la communauté rurale de Pété et suis élus conseillé communautaire. Aujourd’hui je suis le candidat investi par AJ/PADS pour le poste de titulaire au législatives de février 2007 dans le département de Podor, région de Saint Louis, Sénégal.
Un parcours syndical et mutualiste
Délégué du personnel au sein des différents établissements dans lesquels je travaille, je suis aussi représentant syndical au niveau régional Rhône-Alpes de 1976-1999 dans une grande entreprise mutualiste française.
Je suis également responsable des conditions d’hygiène et de sécurité pour la CFDT du département du Rhône au sein de la même entreprise.
Un parcours professionnel et associatif actif
Après des études du coran et de la chariya et parallèlement à ma vie professionnelle, je m’engage très vite dans le monde associatif, avec des responsabilités dans plusieurs associations de défense des travailleurs et des personnes en difficultés. Cet engagement sera un fil conducteur de ma vie tant au Sénégal qu’en France.
Jusqu’en 1971, tout en travaillant pour l’UNESCO puis pour un cabinet d’architecte, je prends des cours du soir à l’Alliance Française à Paris dans les locaux de la Sorbonne. Je rejoins alors un autre cabinet d’architecte installé à Saint Etienne, où je voue une partie de mon temps à recevoir, encadrer et aider, pour les questions administratives et familiales, les étudiants et émigrés sénégalais de l’agglomération. Je prend la vice-présidence de l’amicale sénégalaise de Lyon en 1988 suite à ma mutation professionnelle et me consacre largement aux activités de différentes associations sociales et culturelles de la diaspora.
Créer des complémentarités entre les associations locales de l’intérieur, encadrer les associations qui ont des difficultés de gestion, tel était l’objectif des assises tenues à Saldé en 1999 : « puisque nous voulons prendre notre destin en main, il nous faut nous entraider et il semble nécessaire de créer une fédération des associations villageoises de la communauté rurale de Pété ». Rendez-vous est pris après les élections présidentielles de février 2000 : 45 villages membres, une soixantaine d’associations, principalement de femme et de jeunes, créent la fédération des associations villageoises de développement (FAVD) de la communauté rurale de Pété. Micros projets encouragés par trois partenaires français (solidarité nationale et internationale, enfants du monde solidarité, cofides), alphabétisation fonctionnelle (fondation Macif ou Recom), maraîchage, commerce, teintures naturelles… sont les différents domaines de développement des associations fédérées. Elles sont accompagnées par cinq animateurs portés par la FAVD dont le siège s’est établit Pété même.
C’est dans la continuité de cette démarche que nous voulons faire avancer le développement de notre pays
et l’engagement qui est le mien est à l’image de mon parcours
06 janvier 2007
Message aux Sénégalais de l’extérieur
Avec une nouvelle majorité, redonnons un avenir au département de Podor.
La situation du département de Podor est grave, mais il n’y a pas de fatalité. Le 25 février, on vote dans le département de Podor.
Pour redonner un avenir au département de Podor, l’alternance s’impose. Le département à besoin d’une nouvelle équipe avec un vrai projet, une équipe qui vous écoute et travaille avec vous. C’est ce que propose l’équipe de l’AJ/PADS, avec Landing Savané.
Nous pensons que ce combat pour le développement, nous pouvons le mener ensemble. C’est pourquoi nous vous demandons de participer à cette campagne d’information auprès de vos parents, vos amis, du Fouta car c’est un défi commun que nous devons relever pour l’avenir de notre département.
Régulièrement nous partagerons avec vous sur ce site des informations sur le déroulement de la campagne et sur l’avènement de nos projets. Nous comptons sur vous pour les commenter et les relayer auprès de vos proches.
08 janvier 2007
Votants dans le département de Podor
123 085 est le nombre total d'inscrits votants sur les 14 collectivités locales du département
10 communautés rurales :
NDIAYENE PEINDAO : 9 298
FANAYE : 9 798
PETE : 9 549
GALOYA TOUCOULEUR : 9 261
GUEDE VILLAGE : 15 730
GAMADJI : 6 814
DODEL : 11 285
MBOUMBA : 7 818
MADINA NDIATHBE : 9 918
AERE LAO : 15 990
4 communes :
NIANDANE : 2 061
GOLLERE : 3 248
NDIOUM : 6 575
PODOR : 5 740
09 janvier 2007
Liste des candidats AJ/PADS investis pour le Fouta
Mamadou Ciré Dia et Landing SAVANE (secretaire général AJ/PADS)
Département de Podor :
titulaires :
Cheikh Oumar ANNE
Mamadou Ciré DIA
Amadou Mamadou DIOP
suppléants :
Alassane N'DIAYE
Dieyenaba SY
Moussa N'DIANGNE
Département de Kanel :
titulaires :
Abdourahim TALLA
Hamady DIENG
suppléants :
Demba Harouna BA
Dieynaba NIANE
Département de Matam :
titulaires :
Hamidou BA
Aissata THIMBO
Adama Abdoulaye BA
suppléants :
Ndianbou KONTE
Amadou Alassane SOW
Mamadou NDAO
Département de Ranérou Ferlo :
titulaire :
Diarra SALL
suppléant :
Gata DIALLO
Liste nationale (scrutin proportionnel) :
Mamadou SY
Abdoul GUISSE
Ndeye Coumba KOUNDOUR
Mouhamadou Mouhadji DAFF
Amadou DAFF
16 janvier 2007
Message à tous les Sénégalais
Quel département voulons nous laisser à nos enfants ?
Quel Sénégal voulons nous construire ?
Aujourd'hui les Sénégalais sont ceux qui refusent de laisser le Sénégal glisser vers un ultra libéralisme. Le sénégal est aujourd'hui menacé dans ses valeurs même, dans sa culture de responsabilités familiales. Le libéralisme veut engager notre Sénégal dans la voie du capitalisme dur.
Nous, nous refusons le capitalisme pur et dur, nous restons à côté du peuple.
Candidat Mamadou Ciré Dia
Département de Podor.
19 janvier 2007
A propos des inscriptions sur les listes éléctorales !
Bonjour à tous,
Je me permets de vous écrire à tous au nom d’un groupe de citoyens Sénégalais de Rhône-Alpes (France) qui a eu à interpeller les autorités consulaires sénégalaises à propos du processus électoral.
En effet, nous avons constaté que de nombreux Sénégalais de la région qui avaient fait la démarche de s’inscrire sur les listes électorales ne figurent pas actuellement sur le fichier et que d’autres qui y figurent n’ont pas leurs cartes d’électeur et d’identité.
Une délégation de cinq personnes a été reçue le mardi 16 janvier 2007 par M. Cheikh Mbacké SAMB, Chancelier au Consulat, et M. Souleymane SAKHO, représentant de la CENA. M. SAMB a été très sensible à cette démarche et a précisé que les services consulaires ont déjà saisi le Ministère de l'Intérieur pour que les Sénégalais de la région concernés par les omissions soient rétablis dans leur droit. Quant à M. SAKHO, il a salué cette initiative et a bien voulu communiquer les chiffres qu’il avait à sa disposition.
C’est ainsi que, selon lui, il y a 1422 inscrits sur les listes électorales et qu’ils n’ont reçu que 1303 cartes d’électeurs et d’identité, soit 119 sénégalais qui ont fait la démarche volontaire et citoyenne et qui risquent d'être privés du droit de voter. On peut aussi noter que 90 personnes ont fait la même démarche et ne figurent par sur les listes électorales.
Le lendemain mercredi 17 janvier 2007, une délégation de quatre personnes a été reçue par M. Cheikh Sadibou DIALLO Consul Général du Sénégal à Lyon qui s' est félicité de rencontrer des Sénégalais soucieux d'un bon déroulement du processus électoral. Il a affirmé que ses services n’ont ménagé aucun effort pour que tous les Sénégalais de la Région inscrits sur les listes électorales puissent voter le 25 février prochain. Il a confirmé les chiffres cités par la CENA et nous a assurés de son soutien pour toute initiative citoyenne visant à restaurer les Sénégalais dans leurs droits. Nous lui avons expliqué qu'en l’état actuel des choses, nous n’avions aucune garantie et que nous nous réservons le devoir d’initier des actions pour nous faire entendre des autorités du Sénégal.
C’est la raison pour laquelle, nous convions tous les Sénégalais intéressés par cette lutte civique, citoyenne et républicaine à une rencontre le :
Dimanche 28 janvier 2007 à 15h,
Maison SOPE, 3 rue Emile Dunière, 69100 Villeurbanne.
Lors de cette rencontre nous étudierons ensemble les voies et moyens les plus appropriés pour que les Sénégalais qui ont fait la démarche de s’inscrire sur les listes électorales puissent voter le 25 février 2007.
Victor GOMIS au nom du groupe de citoyens sénégalais.
Tel : +(33) 627 88 93 43
Retrouvez ce texte et d'autres contributions au débat des élections au Sénégal sur le site de SOPE (association Solidarité Pour Exister) basée à Villeurbanne (France) dont nous vous reparlerons dans un prochain article.
24 janvier 2007
L'homme et la femme au centre de l'économie départementale
Aujourd'hui, le pouvoir demande aux Sénégalais un chèque en blanc pour avoir les mains libres pendant 5 ans. Pour gagner ces élections législatives et présidentielles, il tente de rééditer la manoeuvre de la campagne précédente, celle de 2000 : avancer masqué, préparer une politique ultra libérale, le tout en revenant, le temps d'une élection, au discours des promesses.
Pour changer de politique, il faut changer de majorité.
Nous, nous voulons remettre l'homme et la femme au centre de l'économie du département de Podor et du Sénégal. Nous voulons remettre le Sénégal en marche en créant des emplois et en rendant du pouvoir d'achat aux Sénégalais.
Nous voulons reconquerir l'avenir par la priorité à l'éducation, à la recherche et à la culture, à la santé et à l'environnement.
Ce que nous proposons pour le département de Podor :
arrêter l'hémorragie en hommes et en emplois,
donner la priorité du soutien au développement d'activités sur des produits et marchés émergeants,
encourager le développement et promouvoir l'esprit d'entreprendre et les initiatives visant à la création d'entreprises par la mise en place de guichets uniques,
créer un événement culturel majeur.
Quant à l'agriculture, notre principale préoccupation, nous proposons de passer une alliance stratégique entre le Département et ses agriculteurs.
Nos prioritiés dans ce domaine vont à :
favoriser une agriculture de qualité intégrant production et services rendus à la société et au territoire,
installer des jeunes,
diversifier les exploitations,
améliorer les structures foncières,
lier transformation et vente des produits.
Voilà les principes que nous voulons donner à notre engagement, ce que aimerions développer avec vous et nous attendons vos idées.
Equipe AJ/PADS
Mamadou Ciré Dia
27 janvier 2007
Repositionner le département de Podor
Suite à ce que nous proposons pour le département de Podor, nous voulons transformer notre agriculture pour plus de qualité et soutenir la politique de développement des intercommunalités dans un cadre contractuel.
Il s’agit notamment d’établir un véritable plan de développement départemental des transports entre les villages et interurbains dans le département, afin de repositionner le département de Podor sur les axes de circulation avec des moyens modernes de communication, de débloquer les projets de coopération Nord-Sud et du micro-crédit.
Un développement fondé sur une agriculture productive
Dans la zone du walo, île à Morphil, nous voulons profiter de l’eau apportée par les crues pour développer la pêche, l’agriculture et le maraîchage dans une approche économique et non plus uniquement de survivance. Pour cela, il nous faut également construire des chambres de conservation à froid des produits (fruits, légumes, poissons, viandes). A défaut, on consomme au jour le jour. Dans la zone du moyen Diéry et du haut Diéry, proche du fleuve sans être dans son lit, il est possible de développer l'élevage d’embouche.Sur le plan économique, pouvoir bénéficier de chambre froides permettrait de développer une économie agricole durable.
Des infrastructures pour y contribuer
Si on développe une production et qu’il n’y a pas de route, que des pistes, il est difficile d’accéder au département de Podor, notamment en temps de pluie. Il faut donc développer les voies de communication. Or sur ce point, beaucoup de dossiers prennent du retard (voie Kadigne) de Podor en passant par Diatar, M’Boyo Gayo, Cas-Cas, Thioubalel, Souraye, Dioudediabe, Abdallah, Walla, Diaranguel, Wastaque, Barobe, Saldé, Ngouye, Pété, par l'incapacité de la majorité départementale à travailler en Partenariat avec l'Etat, voire la Région.
Nous voulons faire évoluer le développement vers une véritable prise en charge économique par ceux là même qui en vivent et plus seulement par ceux qui veulent bien nous l’apporter. Nous voulons prendre en charge notre destin et notre avenir par un développement producteur de richesse et d’autonomie. Et cela passe par des infrastructures adaptées.
Construisons ensemble pour demain.
02 février 2007
Sur quelques questions d’actualités
Mesdames, Messieurs les journalistes
Ces dernières semaines, quelques faits préoccupants ont dominé l’actualité. Je considère qu’il est de mon devoir de donner clairement ma position sur ces questions.
Avant cela, je voudrai profiter de l’occasion pour adresser de nouveau mes condoléances aux familles de tous les disparus illustres du mois de janvier 2007 : Le Président Keba MBAYE, Thierno Mountaga TALL, Thierno Mansour BARO, l’Abbé Diamacoune SENGHOR et le Camarade Majumout DIOP du PAI.
Dans la diversité de leur engagement et de leur foi, ils ont tous travaillé pour la paix et le progrès du Sénégal. Que la terre leur soit légère !
Les événements qui vont retenir notre attention sont les suivants :
1°) les rencontres entre Me Abdoulaye WADE et M. Idrissa SECK
2°) les rumeurs sur le report de l’élection présidentielle
3°) les rapports entre le pouvoir et l’opposition
À propos des rencontres entre Me Abdoulaye WADE et M. Idrissa SECK
Depuis l’audience du 22 janvier 2007, les commentaires vont bon train : surprise générale, indignation pour certains, questionnements pour d’autres. Beaucoup de gens partent de ces rencontres pour condamner la « classe politique sénégalaise » dans son ensemble au nom de l’éthique dans la politique.
Il faut préciser, que jusqu’ici ces rencontres, en dépit du statut des personnes concernées, gardent un caractère strictement privé et ne peuvent en aucun cas concerner les institutions sénégalaises qui ont engagé des procédures qui doivent aller à leur terme. Naturellement chaque parti politique, chaque leader a son style et sa façon de gérer ses problèmes.
Il est clair que la philosophie du PDS et de Me WADE en matière de gestion des conflits et des crises au sein de son parti n’a rien à voir avec les principes d’un parti comme And-Jëf/PADS qui a toujours considéré que l’éthique, la transparence et l’intégrité doivent être au cœur de sa démarche politique. Samm sa kaddu ak sa ngor, am laxo yu set te woor, autrement dit, le respect de la parole donnée et la conformité des actions aux déclarations ont toujours été et demeurent pour nous des vertus cardinales.
C’est un des domaines de grande différence entre le PDS et And-Jëf et cela explique clairement les limites de notre alliance car les démarches et les valeurs fondatrices des deux partis restent très éloignés.
Sur le calendrier électoral
De folles rumeurs circulent ces derniers temps sur le report éventuel de l’élection présidentielle. Je voudrais préciser ici qu’un tel report serait, à nos yeux, grave de conséquence, car il créerait un vide institutionnel puisque le mandat du président de la république prendra fin au plus tard le 19 mars 2007.
Du reste, nous notons que le ministre de l’intérieur poursuit la préparation de cette échéance majeure et nous pensons que l’inquiétude générale qui prévaut dans tous les milieux devrait confirmer l’importance d’une bonne organisation de l’élection présidentielle à la date du 25 février.
Les discussions passionnées portant sur l’article 34 de la constitution ne peuvent faire oublier l’exigence majeure d’élire un nouveau Président de la République si on veut éviter à notre pays une crise institutionnelle sans précédent qui n’est de l’intérêt d’aucun parti politique.
Le Sénégal est un pays démocratique respecté qui ne peut revenir sur des principes universellement admis.
L’article 34 de la constitution ne règle que les situations nées du décès, de l’empêchement définitif ou du retrait de candidature lorsque deux candidats seulement sont en lice. Il n’est donc pas applicable à l’élection présidentielle du 25 février 2007 pour laquelle il y a une quinzaine de candidats déclarés pour le premier tour.
A mon avis donc et jusqu’à preuve du contraire, aucun motif légal de report n’existe à l’heure actuelle et tout report mettrait le pays et ses institutions, y compris le Président de la République, dans une situation de non droit et donc d’illégitimité dont il sera difficile de sortir.
Des rapports du pouvoir et l’opposition
Dans notre pays la constitution reconnaît explicitement le droit de manifestation. Il est donc inacceptable que ce droit soit refusé à l’opposition sous prétexte de risque de trouble à l’ordre public. Les autorités actuelles ne peuvent faire moins que le gouvernement PS à la veille des élections de janvier 2000. Mais au cas où le pouvoir éprouverait de réelles inquiétudes, il doit, en ce période pré-électorale, trouver une solution judicieuse par le dialogue avec l’opposition. La répression d’une manifestation de l’opposition unie constitue une séreuse atteinte à l’image et à la crédibilité de notre gouvernement et elle devrait être évitée coûte que coûte.
C’est pourquoi And-Jëf/PADS a condamné la répression de la marche du samedi 24 janvier 2007 et je souhaite que celle du 02 février 2007 soit autorisée pour consolider la paix sociale et rétablir l’esprit de dialogue et un climat apaisé.
En guise de conclusion et au delà des problèmes évoqués, je voudrais lancer une nouvelle fois, un appel à toutes les forces politiques et sociales en présence, pour que nous nous efforcions de faire prévaloir l’esprit de dialogue sur celui de la confrontation car le Sénégal est connu comme un pays de paix, de concertation et les défis que le peuple doit relever actuellement doivent nous inciter tous au dépassement pour apporter les réponses pertinentes et diligentes aux urgences de l’heure sur les plans politiques, économiques et sociales. Tel était et demeure le sens de notre appel à une concertation de toutes les forces politiques et sociales pour sauvegarder la paix et consolider la démocratie dans notre pays tout en travaillant ensemble à faire du Sénégal un pays émergent.
Landing Savané à la presse le 1er février 2007
Secrétaire Général de AND-JËF/PADS
Candidat de l’Alliance AND DEFAR SENEGAL AK LANDING SAVANE
06 février 2007
A propos du processus électoral !
Lettre ouverte à Monsieur Ousmane NGOM, Ministre de l’Intérieur et des collectivités territoriales de la République du Sénégal.
Remise ce vendredi 2 février 2007 à :
M. Cheikh Sadibou DIALLO Consul Général du Sénégal à Lyon
Copies à :
Cheikh Tidiane GADIO, Ministre d’Etat chargé des affaires Etrangères,
Omar Khassimou DIA, Ministre des sénégalais de l’extérieur .
Moustapha TOURE, Président de la Commission Electorale Autonome (CENA).
Monsieur le Ministre,
La dérive déclenchée au Sénégal par la répression de la marche des leaders de l’opposition et de la société civile le 27 janvier 2007 par les forces de l’ordre constitue un recul démocratique et est dénoncée par les tous les défenseurs des droits de l’homme et des libertés du monde entier.
L’élection présidentielle au Sénégal a lieu dans trois semaines. Des moyens considérables de sensibilisation ont été mobilisés en direction des populations pour leur participation aux élections. Elles ont répondu en s’inscrivant massivement sur les listes électorales. Des centaines de milliers d’électeurs risquent de ne pas voter et d’être privés du droit de choisir leur futur Président. Certains qui avaient fait la démarche volontaire de s’inscrire sur les listes électorales sont absents du fichier. D’autres sont sur les listes mais leurs cartes ne sont toujours pas disponibles. D’autres encore ne pourront pas utiliser leur carte d’électeur parce que des erreurs sur leur état civil les en empêcheront. Des milliers de cartes d’électeurs de sénégalais devant être acheminés aux Etats-Unis sont perdues ou restent introuvables.
Les services du Ministère de l’Intérieur n’accordent aucune importance aux réclamations et demandes de rectification de la Commission Electorale Nationale Autonome (C.E.N.A) ainsi que des citoyens en laissant traîner les choses, méprisant ainsi les honnêtes citoyens qui ont répondu à l’appel civique.
Dans les démocraties modernes, ces dysfonctionnements du fait de l’administration seraient corrigés sine die afin de permettre aux citoyens de s’acquitter de leur droit civique qui est de participer à l’élection nationale.
Les signataires de cette lettre ouverte, membres ou sympathisants du Collectif Rhône-Alpes d’Action Citoyenne sont tous soucieux de défendre les acquis démocratiques du Sénégal :
· Ils s’inquiètent du caractère inutile, inefficace et attentatoire aux libertés individuelles et collectives de l’interdiction de manifester pacifiquement.
· Ils redoutent que l’impératif de sécurité ne soit finalement que le prétexte saisi par les autorités représentées par vos services pour faire passer en force l’interdiction de manifester opposée aux leaders des partis politiques et des associations de la société civile.
· Ils exigent l’organisation d’élections transparentes démocratiques et apaisées et demandent que les libertés fondamentales soient respectées afin que le processus électoral ne puisse souffrir d’aucune contestation.
· Ils sont scandalisés des manquements et des dysfonctionnements graves dans le processus électoral, notamment sur la distribution des cartes électorales.
· Ils émettent les plus vives protestations et exigent pour les sénégalais qui sont régulièrement inscrits et qui n’ont pas leur carte d’électeur, que des dispositions spéciales soient prises afin qu’ils puissent voter, par exemple avec leur récépissé ou leur ancienne carte d’identité.
Permettez-nous, Monsieur le Ministre, d’attirer votre attention sur notre souhait pour que le Sénégal puisse retrouver une situation de sécurité, de justice et de paix.
Collectif Rhône-Alpes d’Action Citoyenne.




